samedi 26 novembre 2022

Aphorisme nocturne et désabusé


Pourquoi vouloir répartir les clandestins* dans l'ensemble des pays européens ? S'ils sont une chance nous devons TOUS les prendre ! On a pas de pétrole mais on a des migrants ! 

*Aussi appelés "fardeau"... 

Corrida suite et fin



SOURCE VALEURS ACTUELLES 

jeudi 24 novembre 2022

Corrida

 

                                                                                     Corrida portugaise

                                                                    

 

La seule corrida à laquelle j'ai pu assister un jour, c'était dans les arènes de Nazaré, Portugal, pays où il n'y a pas de mise à mort du taureau. Le spectacle ressemble plus à une valse entre le toréro et l'animal, et vous pouvez y emmener les gosses qui ne risquent pas d'en sortir traumatisés (mais un accident est toujours possible).

Je suis bien évidemment contre l'interdiction de nos corridas telles qu'elles se pratiquent encore dans le sud de la France. Je suis contre l'interdiction par principe, même si je ne mettrai jamais les pieds dans les arènes de Nîmes ou Arles où elles se déroulent du printemps à l'automne. Cette tradition locale (importée) attire encore un public d’aficionados dont je ne suis pas et que je sache personne n'est obligé d'y assister.

Si la corrida est dépassée, si elle n'est plus de son temps, alors elle s'éteindra d'elle-même, quand les spectateurs cesseront de se rendre aux arènes. C'est déjà semble-t-il le cas si j'en crois cet article relevé ce matin :

Holà
Palavas, Fréjus, Vergèze... de plus en plus de villes françaises disent basta aux corridas
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Le débat parlementaire qui doit se tenir ce jeudi sur l’interdiction de la tauromachie s’annonce houleux. Pourtant, des villes taurines dans le sud du pays ont déjà mis un holà aux corridas, sans provoquer de bronca.

Difficile d’ignorer que, ce jeudi, l’Assemblée nationale doit examiner la proposition de loi d’Aymeric Caron (député Révolution écologique pour le vivant) visant à interdire la corrida : depuis des semaines, pro et anti s’écharpent dans les médias à coups d’arguments plus ou moins futés et affûtés. Mais à l’écart de ces passes d’armes, la disparition progressive des corridas s’installe discrètement dans les terres dites de tradition taurine. Comme à Mauguio, une commune héraultaise qui s’étend entre Montpellier et la Méditerranée : les deux dernières éditions de sa «Romeria», fête annuelle dédiée à la culture espagnole, ont fait l’impasse sur la traditionnelle corrida proposée au public depuis 1989. «Nous l’avons remplacée par un spectacle plus familial qui attire un public quatre fois plus nombreux», constate le maire (DVG) Yvon Bourrel, qui estime que les corridas ne correspondaient plus aux attentes de la population.

SOURCE

Alors pourquoi vouloir, par la loi, hâter la mise à mort de la corrida ?  La cause animale a bien d'autres combats à mener : élevages concentrationnaires, mise à mort sans étourdissement, ce ne sont pas les sujets qui manquent depuis que le paysan est devenu, bien malgré lui, un industriel.


Rajout de dernière minute : le projet de loi vient d'être retiré.

mardi 22 novembre 2022

Aphorisme nocturne et désabusé


La coupe du monde de football c'est bien ce truc qui se déroule dans les métavers ?

Ou j'ai rien compris ?

J'ai pas les lunettes... 

samedi 19 novembre 2022

Regrets

 


Ah que n'ai-je choisi le camp du bien, celui qui fait les nuits si douces... 

Aujourd'hui je serais invité dans les écoles, à la télévision ; à l'ONU. Je signerais des tribunes enflammées dans les grands quotidiens dans lesquelles je défendrais l'amour inconditionnel du lointain prochain. Les enfants rentrant de leurs cours diraient à leurs parents "j'ai rencontré le chevalier de Maque dans son beau costume blanc : il m'a dit souvenez-vous de ce message révolutionnaire : aimez-vous les uns les autres. Qu'il était beau...". 

Au lieu de cela je navigue dans la face cachée de l'humanité, sa partie la plus sombre, un purgatoire qui n'en finit pas. Tel le diable de Bernanos j'avance masqué. Comme Pascal j'aimerais dire "qui fait l'ange fait la bête", mais ce serait déjà trop : on me condamnerait au bûcher.

Alors dans la rue je suis des plus courtois : je souris à des gens que j'aimerais voir partout sauf ici ; je m'extasie devant le métis ; je dis que l'immigration est une chance pour la France.

Dans ce monde faux j'ai appris à être faux.

Et à la nuit tombée je tourne et je tourne dans mon lit, appelant désespérément le sommeil.

jeudi 17 novembre 2022

Comparaison


Tiens... 

Mon misérable blog fait plus d'entrées que ce film à deux millions cinq de budget... 

Y'a de l'espoir !

mardi 15 novembre 2022

No border


On hurle à l'envi "no border ! No border !" 

Et quand une bombinette franchit de quelques mètres une ligne imaginaire, le monde entier retient son souffle...

En revanche la frontière redevient odieuse et détestable quand on veut l'opposer à ceux qui la forcent sans y avoir été invités.

Comprenne qui pourra... 

lundi 14 novembre 2022

Aphorisme nocturne et désabusé

 

Quel est donc ce pays où l'on a plus de chance de se prendre un coup de couteau au coin de la rue que de gagner au loto ?

C'était le mien, c'était le tien ; c'est la France d'aujourd'hui. 

R. L. Burnside

 


 

Ma vie professionnelle, plutôt chanceuse, m'a fait découvrir ce genre d'artiste. C'était au commencement des années 2000. Il était entouré de deux musiciens blancs (j'ai oublié les instruments).

Dans les années 1950 Burnside déménage du côté de Chicago, où plusieurs membres de sa famille sont assassinés ; après ces crimes, il retourne dans son État natal. Il évoquera cet épisode tragique dans « R.L.'s Story », sur l'album Wish I Was in Heaven Sitting Down.

Lui-même se rendit coupable d'un assassinat. La légende raconte que, pour sa défense, il aurait affirmé au procureur que si l'homme qu'il venait d'abattre était mort, c'est que Dieu l'avait voulu.

Montez le son, "It's bad you know" :


mercredi 9 novembre 2022

Comme son nom l'indique





 Vu cet après-midi dans les rues de Paris, entre la rue du Louvre et la rue de Rivoli, cette enseigne que je n'avais jamais remarquée : "Duluc détective".
Inutile je crois de lui demander de quel genre d'affaires il est amené à traiter... 


lundi 7 novembre 2022

Fredi à Moulinsart

 

 

L'autre jour ma belle et moi étions invités par Tintin et le capitaine Haddock au château de Moulinsart.

Étaient présents tous les personnages qui ont bercé notre jeunesse : Tryphon, les Dupont (d), Tchang, l'insupportable Séraphin Lampion, jusqu'à cette petite peste d'Abdallah. Même les infréquentables Dr Müller, Rastapopoulos ou bien encore le traître Wolff avaient été conviés.

Cela se passait en fait à l'Atelier des Lumières, rue St Maur à Paris. L'intitulé de l'évènement (qui court jusqu'au 20 novembre) est "Tintin, l'aventure immersive". Et ce qualificatif d'immersif n'est en rien galvaudé : on entre vraiment dans les bulles XXL de la bédé que nous lisions enfants au fond du lit les jours de fièvre. Le procédé, que nous commençons à connaître ma belle et moi pour avoir déjà vu Cézanne/Kandinsky ou Monet, consiste à projeter sur des murs géants des images extraites des différentes œuvres qui semblent s'animer sous nos yeux. C'est très populaire et chaque évènement est pris d'assaut. Si l'expérience est assez bluffante, je dois dire qu'en ce qui nous concerne nous pensons avoir fait le tour de "l'astuce" et la magie de "la première fois" s'émousse un peu. Mais pour qui ne l'a jamais faite cette expérience, je pense que ça mérite d'être vu au moins une fois. Préférer peut-être en ce moment Cézanne et Kandinsky à ce Tintin "immersif".




jeudi 3 novembre 2022

Coup de mou dans les blogs




C'est l'évolution normale des choses j'imagine, passé un certain âge, quand la retraite s'éternise. On continue comme avant. On se lève au matin, on se rase, on descend les poubelles... On va promener le chien. Midi approche. Tiens... Si on faisait un billet de blog ? Ou une page de journal ?

On se lève, on va promener le chien, on se rase, on a encore sa dignité, on va à la boîte à lettres relever les factures, on laisse un commentaire sur un blog ami... penser aux poubelles... 

On se couche on se lève, on se rase, on lit quelques pages d'un livre déjà maintes fois lues, on va promener le chien. On bâcle un billet histoire de... Mais quelle était donc cette pensée géniale qui me trottait dans la tête hier soir ? Et ce rêve étrange et dérangeant qui pertuba ma nuit ? Comment et pourquoi raconter tout ça, pour qui... 

On se lève... 

Pourquoi ? 

Et puis un jour ON NE BLOGUE PLUS...

mardi 1 novembre 2022

Soft power américain

 


 
Corée du Sud : 153 morts dans une bousculade à Séoul lors des célébrations de Halloween

Le bilan pourrait encore s’alourdir alors que les opérations de secours se poursuivent. Les autorités de Séoul ont fait état de 2 642 personnes portées disparues.

SOURCE

Pauvre Corée, pauvres de nous...
Des cultures millénaires pour en arriver là...

dimanche 30 octobre 2022

L'abeille et la guêpe, fable




L'abeille et la guêpe


Pour faire du sous-bois un havre de bonheur, 

La lavande et le thym mélangeaient leurs odeurs. 

Abeilles fredonnaient en butinant les fleurs. 

La ruche regorgeait de rayons de soleil, 

De gelée et de cire, de pollen et de miel.

Dame Guêpe voulut se mêler au festin.

Après avoir trompé l'attention des gardiens,

Furtivement, dans la ruche, s'introduisit.

Elle appela sa sœur et bientôt sa cousine,

La sœur de sa cousine, puis toutes leurs voisines. 

Si bien qu'en quelques mois, la ruche en fut remplie. 

Elles mangeaient tout le miel et ne travaillaient pas,

Cassaient les alvéoles et faisaient la Java. 

Dame Abeille irritée, osa se lamenter.

Le Conseil des bourdons alors se rassembla.

L'abeille fut mandée. Il lui fut reproché 

De ne pas respecter de la démocratie 

Les valeurs citoyennes.

"Pourquoi donner abri à des tas de flemmards venus de l'étranger ?" 

Transpirant d'altruisme, sieur Bourdon s'étrangla:

"Comment oser traiter nos parents de parias ! 

Le tort vous en revient, si Guêpe est venimeuse, 

Car vous n'avez pas su comment l'assimiler. 

Il faut la respecter afin qu'elle soit heureuse ! 

Elle aime caillasser, laisser-la caillasser ; 

Elle aime chaparder, laisser-la chaparder ;

Elle aime saccager, laisser-la saccager ; 

Elle aime mettre le feu, laissez-la incendier ;

Elle veut vous égorger, laissez-vous égorger.

Laissez-la s'exprimer sans gâter sa psyché." 

Les guêpes pullulèrent. De la démocratie, 

Qui donne au plus grand nombre le droit de tyrannie,

La loi fut appliquée. Au bout de quelques mois, 

Il ne demeurait plus que misère et chienlit, 

Et l'amer souvenir du beau pays françois.


MORALITÉ 

"Poignez vilain, il vous oindra ; Oignez vilain, il vous poindra." 


François Rabelais


SOURCE : VA, 27 OCTOBRE 2022

dimanche 23 octobre 2022

Lola, le peuple t’abandonne

 


Suite à mon BILLET DE JEUDI DERNIER dans lequel je rendais compte de ma déception du maigre rassemblement place Denfert-Rochereau, voici la tribune de Jean Messiha, sur le site BOULEVARD VOLTAIRE, que je partage du début à la fin. Ce jour-là il n'y eut guère que l'orage pour pleurer la mort de Lola :

 Lola, le peuple t’abandonne

Il était triste, ce jeudi soir, place Denfert-Rochereau.

Nous étions là, le cœur lourd et la gorge nouée pour rendre hommage à Lola et à toutes les victimes de la violence migratoire de ces dernières années. Et Dieu sait que la liste est longue.

Nous étions quelques centaines. Un millier au plus. Une misère.

Sans aller chercher de l’autre côté de l’Atlantique, où des millions d'Américains de toutes les couleurs sont descendus dans la rue pour George Floyd, parfois avec violence, les manifestations, en France, pour Adama Traoré, sont encore dans toutes les têtes. Le comité éponyme était capable de mobiliser, à chacune de ses sorties, des foules impressionnantes. Le 2 juin 2020, soit quatre longues années après le décès dans des circonstances floues de ce jeune délinquant multirécidiviste, ils étaient encore plus de 20.000 à se rassembler pendant des heures pour scander « Justice pour Adama » et caillasser les flics.

Pour Lola, il n'y avait désespérément personne. Ou presque.

Les Français s'indignent sur les réseaux sociaux, grondent dans les sondages, s'énervent dans les conversations. « Oui, il y en a plus que marre ! »

Mais voter pour que ça change ? « Bah, ça ne sert à rien. » Donc, on s'abstient beaucoup. Mais les autres, eux, y croient. Donc ils votent, ils gagnent et ils gouvernent. Depuis des décennies. Quant à descendre en force dans la rue pour hurler sa colère froide ou chaude pour Lola en toute sécurité – car la police ne va ni gazer ni éborgner –, ça, non !

« 18 h 30, pensez-vous ! Il y a les courses, le bain des enfants, le cours d'aérobic au club de gym, l'émission "N'oubliez pas les paroles", l'envie de se détendre après une journée de boulot ; alors Lola, je compatis bien sûr, mais en plus je peux pas… »

Les oukases pour arriver à cette énième léthargie nationale ont, comme à l’accoutumée, fusé de partout. Nombreux et persuasifs. « Ne faites pas de la récupération politique ! Respectez le deuil de la famille qui appelle au calme et au respect ! » et autres commandements pour que cette histoire soit étouffée. Et, surtout, qu’elle n’interroge aucun des choix politiques en matière migratoire.

Ce qui est fascinant, c’est que les gaucho-« progressistes » et les « racisés » ne se laissent jamais intimider par ce type d'injonctions. Et les exemples abondent.

Le 5 juin 2013, le jeune ultra-gauchiste Clément Méric mourait dans une rixe avec des jeunes d'ultra-droite, une confrontation qu'il avait cherchée. Cela ne justifie ni ne légitime bien évidemment cette fin tragique. Mais l'exploitation médiatique anti-extrême droite fut immédiate : à peine trois jours plus tard, le 8 juin, et alors qu'il n'était pas encore enterré, plus de 4.000 personnes étiquetées à la gauche de la gauche manifestaient contre le « péril fasciste » dans Paris pendant que d'autres manifestations s’organisaient en province. In petto, avant tout procès, Valls faisait dissoudre un groupuscule de l'ultra-droite, pour l'exemple.

Même schéma pour Rémi Fraisse, un militant écologiste radical, qui meurt un an plus tard dans une confrontation violente avec la gendarmerie. Son corps avait à peine eu le temps de refroidir que médias, politiques et mouvements de gauche exploitaient ce décès tragique pour pointer la « violence des forces de l'ordre ».

Et n’évoquons pas le sort tragique et l'image bouleversante du petit garçon syrien Aylan retrouvé, avec sa mère et sa fratrie, mort sur une plage de Méditerranée. Libération, , Paris Match, France Télévisions et consorts ont-ils demandé l’autorisation du père survivant (lui seul avait un gilet de sauvetage, d'ailleurs, et s'est promptement remarié) pour afficher, dès le lendemain en couverture, la photo de son fils martyr afin d'exiger que les portes de l'Europe s'ouvrent en grand, y compris à des délinquants et à des terroristes ? Pour ces et les immigrationnistes, ce n'était pas de la récupération, de l’instrumentalisation, de l’indécence et autres mots d’ordre débiles lancés à la cantonade quand coupables et victimes ne sont pas dans les bons godets de la palette « progressiste » et qu’ils n’en respectent pas les codes couleur.

Même quand des quartiers entiers s’embrasent après la mort d’un délinquant poursuivi par la police, nos élites médiatico-politiques n’expriment ni colère ni dégoût. Au contraire transpire toujours dans leurs prises de parole une forme de compréhension « dans l’attente que toutes les circonstances de ce drame soient élucidées », selon la formule consacrée. Rien sur les voitures brûlées, les Abribus™ détruits, les éventuels policiers blessés. Tout ça est devenu presque normal, depuis le temps. L’important, c’est la victime. Et, encore mieux, la victime « racisée » et délinquante ; c’est excellent pour la « cause » de l'invasion. Victime d’un fonctionnaire de police ou d’un gendarme, c’est le saint Graal. Mais descendre silencieusement et dignement dans la rue pour rendre hommage à Lola, victime de l'ultra-violence qui découle de la colonisation de peuplement du sud et de l'est de la Méditerranée, là, c'est honteux et « indécent ». Le logiciel est calé, bloqué, inviolable : l'immigration, c'est que du bon !

La France baigne dans une atmosphère crépusculaire. Il y a quelque chose de la période 1940-1944 dans le climat actuel, mélange d'impuissance défaitiste du pouvoir, de collaboration d'une grande partie des élites, de résignation populaire, de souci du ravitaillement… euh, désolé : du pouvoir d'achat.

Ce pouvoir d'achat qui lui, en revanche, peut mettre les Français sur les ronds-points ou dans la rue pendant des mois.

Pour défendre notre portefeuille, là, pas de problème, pas de demi-mesure, pas de mièvrerie : on y va franco. Mais pour défendre la France, là, y a toujours mieux à faire.

C'est terrible à dire, mais où en serait donc aujourd’hui l'Ukraine, dont la défense de la souveraineté et de l’ fait l’admiration d’Emmanuel Macron, de BFM TV, de et de tant d'autres, si le fatalisme français y prévalait ? Zelensky et son gouvernement auraient sans doute foutu le camp à Varsovie ou à Londres et le drapeau russe flotterait partout.

« Vous débloquez, ça n’a rien à voir », nous répondront les thuriféraires de la bien-pensance. À peine. Car, aujourd’hui, il ne fait guère de doute que si nous finissons par perdre notre pays, il ne faudra nous en prendre qu’à nous, et à nous seuls. Pire. Si une telle funeste issue devait se matérialiser, il ne faudrait pas compter, cette fois-ci, sur les « Brits » ou les « Ricains » pour nous libérer.

Et soyons d'une clarté absolue sur cette mobilisation. La mort atroce de la petite Lola n'est pas plus atroce que s'il s'était agi d’une petite Yasmina tuée par une Dahbia ou une Géraldine. Ce n'est évidemment pas la race de la victime et de l'auteur qui est en jeu. Ce qui provoque ce débordement d'indignation sourde, c'est l'accumulation de délits et crimes commis par certaines immigrations et dont le peuple français est très majoritairement la victime.

Nous avons sans doute l'un des plus beaux et l'un des plus riches pays du monde. Très logiquement, il crée l'envie de l'envahir et de le modeler à son image par cette « misère du monde » dont nous n'avons pas pris QUE « notre juste part » mais une part disproportionnée et croissante.

Mais en même temps, si nous ne le défendons pas, si nous ne le défendons plus, ils auraient tort de se gêner. C'est l'histoire du monde depuis les origines. Une terre se défend. La défendre ne garantit jamais de la garder. Mais ne rien faire pour la défendre garantit de la perdre. Aux Français de choisir.

Jean Messiha
Président de l’Institut Apollon



 

vendredi 21 octobre 2022

Pub !


Face à l'insécurité grandissante de nos rues, je suggère de remettre au goût du jour la si fameuse "canne à système".

Élégante et raffinée, rassurante, elle est l'accessoire indispensable de l'homme moderne, mais aussi une redoutable arme de défense qui saura, grâce à sa lame effilée en acier ouvragé incorporée, tenir à distance toute racaille, tout malintentionné que vous seriez amenés à croiser sur votre chemin.

Alors n'attendez plus ! Vous aussi courrez vite vous procurer votre canne à système !




jeudi 20 octobre 2022

Les indécents

 


À l'heure où les indignes du gouvernement fuient leurs responsabilités, voudraient nous faire taire, je me serais senti coupable de ne pas me rendre à ce rassemblement organisé par "l'Institut pour la Justice" en mémoire de Lola, mais aussi de tous les autres (la liste est si longue...). D'autant qu'il se déroulait à quatre pas de ma maison. 

Ces histoires d'OQTF, laissées à la discrétion des intéressés (tu as trente jours pour partir mais tu fais bien comme tu veux hein...), commencent à bien faire. Surtout quand leurs non-exécution se soldent par quelques coups de couteau, de viols ou de crimes. D'ailleurs à ce propos j'aimerais bien savoir ce qu'il en pense le maire de Callac de la mort de la petite Lola. Veut-il lui aussi de "beaux assassinats dans son village" ? 

Mais, la vérité, en matière d'immigration, c'est qu'il est probablement déjà trop tard : entre les naturalisations, les régularisations, les clandestins durablement incrustés, la volonté du gouvernement d'éparpiller tout ce beau monde dans le moindre village, la France n'est plus la France. Elle est envahie, disloquée, et même nos réserves coutumières nous sont contestées. Quarante ou cinquante ans d'irresponsabilités, de lâchetés politiques, laissent un pays à l'agonie, livré aux barbares. La culpabilité des gouvernements successifs, comme celle des juges, est immense, impardonnable. Oui nous pouvons affirmer que le peuple français a été continuellement, méthodiquement (consciemment ?) trahi.

Face aux questions de l'opposition, des appels aux rassemblements, certains crient à l'indécence, à la récupération. Et alors ? Pourquoi pas ? Devrait-on laisser à la seule gauche le monopole de la récupération ? De plus chacun voit bien que ce sont ceux qui ont failli à leurs devoirs, en premier lieu celui de protéger les Français, qui hurlent le plus fort : les indécents ce sont eux. 

Je reviens de Denfert. Il n'y avait pas grand-monde, quelques centaines de personnes tout au plus, service d'ordre et CRS inclus. Comme quoi la récupération ça ne marche pas à tous les coups... Et puis la pluie, cette grande perturbatrice des manifestations et des rassemblements, s'en est mêlée. Il n'y a rien de plus efficace qu'une grosse pluie d'orage pour disperser une manifestation, plus efficace encore que des grenades lacrymogènes... 

mercredi 12 octobre 2022

France profonde




 Fiston et sa belle m'ont chargé d'un petit boulot pépère : aller surveiller les travaux de rénovation de leur maison bourguignonne. Il s'agit d'être à l'écoute des ouvriers, qu'ils aient à leur arrivée toujours un café corsé bien chaud, qu'ils ne manquent jamais de sodas ou de bières. Un job de retraité en somme, qui me convient d'autant plus que j'aime et la région et leur maison.

Me voici donc de nouveau Morvandiau.

La dernière fois que je suis passé ici c'était la fin de l'été, il y avait encore beaucoup d'activités : les vendanges n'avaient pas encore été faites, les labours battaient leur plein, restaient quelques maïs à moissonner. Mais aujourd'hui, en cette période pré-hivernale, je suis bien dans la France profon... dément assoupie.

Ça ne manque pas de charme ce silence, ces lumières dorées sur une nature immobile.

Ma vie se rythme ainsi : regarder les feuilles tomber, aller saluer mes amis les cochons dans leur enclos, dénicher les dernières noix négligées des écureuils (car souvent creuses hélas, pas si cons les écureuils...), alimenter le vieux Godin, et parcourir quelques pages de "La billebaude" de Henri Vincenot, l'écrivain du coin. Ainsi passent les journées, dans un engourdissement cotonneux des plus agréables. Ici s'oublient les violences du "vivre-ensemble", les sirènes hurlantes de Paris ; le soir je m'endors la porte ouverte sans nulle crainte.

Ce matin le soleil s'est levé dans un océan de brouillard. La vieille éolienne* en avait ses contours diffus, prenait des allures mystiques, n'était plus ce tas de ferrailles qu'elle est au grand jour. Ce soleil encore bas au travers de la brume, donnait au paysage des notes indiennes. 

Après dissipation des brumes matinales, temps calme et ensoleillé... 

Quand je pense que d'aucuns voudraient déverser sur ces îlots de tranquillité toute la misère du monde, j'enrage. Que peut bien avoir en rapport un Soudanais musulman avec le décor qui m'entoure ?

Rien, jamais rien, définitivement rien. 

Faudra bien qu'ils l'admettent un jour, là-haut...


            Maison assoupie


* Début 20ème. 

vendredi 7 octobre 2022

La tête dans les étoiles




C'est un film particulièrement attachant, intelligent et émouvant, que France 5 a diffusé ce soir : "Bienvenue à Gattaca". 
Un film d'anticipation dans un avenir si proche qu'il nous est immédiatement compréhensible, nous qui déjà vivons dans un monde de réalité augmentée, où le transhumanisme semble le dernier, l'ultime, désir de l'homme. 
Vincent est un enfant "naturel", né de l'amour, ses parents ont pris le risque de le voir naître avec toutes les tares génétiques qu'ils auraient pu éviter grâce à la science. 

Ils ont mis au monde un déclassé, un inadapté, un enfant qui jamais ne pourra faire partie de la caste.

"Dis-moi si tu as grandi sur un parquet Versailles ou sur un linoléum, et je te dirai qui tu es", disait Bourdieu.

Vincent vit la réalité augmentée de la lutte des classes, et devra user de tous les stratagèmes pour réaliser son rêve. Rêve qui, par sa naissance hasardeuse, lui était a priori interdit : aller visiter les étoiles comme tout bon citoyen.

Très réussi ! 


dimanche 2 octobre 2022

Car j'ai vu trop souvent la pitié s'égarer


Samedi 24 septembre, une femme de 40 ans a été frappée et violée par plusieurs hommes près des Nefs, sur l'île de Nantes. Les personnes présumées coupables de ce viol collectif sont des Soudanais. Ce qui attise depuis des discours anti migrants.

Ses agresseurs présumés ont été mis en examen et incarcérés. Quelques jours après les faits, la victime, par la voix de son avocate, a décidé "de sortir d’un silence auquel elle aspire" pour exprimer sa "consternation" face au discours anti migrants qui circule depuis. 

"Au choc de l’agression vient pour elle s’ajouter la consternation de ce que certain.e.s s’approprient les faits dont elle a été victime pour stigmatiser les migrants et les désigner comme responsables premiers de l’insécurité qui règnerait dans notre pays en général et à Nantes en particulier" écrit l'avocate nantaise Anne Bouillon.

"Elle clame son attachement profond et indéfectible aux valeurs humanistes que sont l’accueil de celles et ceux qui cherchent refuge et l’ouverture aux autres. Ce qu’elle a subi et qui l’a perpétré n’y change rien", précise maître Anne Bouillon, précisant que sa cliente "rejette l’amalgame facile et erroné fait entre immigration et délinquance. Elle rappelle que les violences sexuelles et sexistes existent en tous lieux, en tous temps, en tous milieux et par des hommes de toutes origines qui partagent en commun de se sentir autorisés à agresser des femmes".

"Ce qu’elle a subi, comme tant d’autres, n’est rien de plus que de la violence exercée par des hommes sur des femmes", conclut l'avocate.

 

Bizarreries russes, redif




Au mois de mai dernier je publiais le billet qui suit. Nous sommes en octobre, et il me semble encore plus d'actualité, à l'heure où la légendaire armée rouge recule de partout. 

Je ne voudrais pas me faire le relais d'une propagande ou d'une autre, mais force est de constater que ça patine sérieusement côté Russes. 

Là-bas comme ici, le goût pour la guerre, l'envie de mourir pour une cause qui nous dépasse, a déserté les consciences. Subrepticement, les ravages de l'individualisme, sur la place Rouge comme sur les quais de la Seine, sous les radars des dirigeants de ce pays que l'on croyait hermétique à tout soft- power amerloque, font que la guerre n'est plus qu'une affaire de vieux croulants, nostalgiques et dépassés, qui ne peuvent plus la faire, et que la jeunesse veut éviter à tout prix. Et tant pis si la cause est honorable, digne d'intérêt : le russe veut être un abonné à Netflix comme un autre, mondialisé, vacances à Saint-Tropez !  

Je ne veux pas  me faire le relais d'une propagande ou d'une autre, disais-je, mais le sentiment nationaliste, patriotique, sauf surprise de dernière minute, est aujourd'hui en Ukraine, fait bâiller dans sa datcha le Russe moyen qui cherche, sur son smartphone, la meilleure façon d'échapper à la Bérézina.

Après 14, la France décimée, n'aspirait plus qu'à une chose : la paix. Elle a eu la débâcle de juin 40. 

Après Stalingrad, l'Afghanistan, la Tchétchénie, les Russes pensent qu'ils ont assez donné pour la Sainte Russie.

La guerre, chez eux aussi, est passée de mode. 

Pour gagner une guerre, il faut l'adhésion totale et inconditionnelle aux raisons pour lesquelles on l'a déclenchée. Il faut le soutien indéfectible de tout un peuple. C'est ce qui semble faire cruellement défaut à Vladimir Poutine. Comme à nous en 40.

 C'est ce que je n'avais pas perçu au mois de mai dernier,  que personne ne pouvait envisager, et qui explique la possible défaite à venir de celui qui se rêvait le tsar de toutes les Russies : la guerre ne fait plus recette. 

Le billet en question :


Les Russes sont étonnants. Nous leur devons, quoi qu'on en dise, la victoire sur le nazisme. Avec la chienne Laïka ils furent les premiers à envoyer en orbite un être vivant. L'ancêtre de l'actuelle Station Spatiale Internationale est la station Mir, russe elle aussi.

Pourtant, au 21e siècle, sur le plancher des vaches, ils semblent combattre avec de vieilles pétoires du début du 20e, un arsenal dérisoire et dépassé, vulnérable au moindre drone commandé par un geek boutonneux. 

Qu'est donc devenue l'intelligence russe ? Où est passé son savoir-faire ? 

C'est la question que l'on peut se poser quand on suit les échos de cette guerre sur les chaînes d'informations... 

mercredi 28 septembre 2022

Fin de pause


 Pas de pause finalement. Pourquoi devrais-je en faire une ? En raison d'un commentateur psychorigide ? 

Pas question !

mardi 27 septembre 2022

Le salut par les femmes *

 

 

 

Les événements qui se déroulent actuellement en Iran, me replongent dans un lointain passé, que j'avais déjà évoqué dans l'un de mes premiers blogs, m'offrent l'occasion de me souvenir de Bany.

C'était au début des années 80, et je l'avais rencontrée pour la première fois dans un bar-boîte-de-nuit délicieusement glauque du quartier Montparnasse-Vavin, tenu par un vieil américain, où elle s'était trouvé un petit boulot de serveuse.

Bany n'était pas son véritable prénom bien sûr, mais le diminutif du sien, imprononçable à nos oreilles occidentales. Mais bannie, elle l'était vraiment. Sa famille, qui était au service du chah d’Iran, fut contrainte à l'exil, se retrouva éparpillée aux quatre coins du monde. Elle, pour des raisons que j'ai oubliées, se retrouva à Paris, trouva refuge dans un petit studio étudiant de Meudon (oui, là, derrière la pharmacie, au pied de la côte qui monte à l'observatoire).

Elle était là, derrière le comptoir, le regard triste, ailleurs. J'ai tenté d'engager la conversation mais tout de suite elle m'a coupé la parole d'un geste et d'un mot : "vous perdez votre temps". J’ai joué les offusqués, "pardon mais je ne suis pas celui que vous croyez, je voulais juste discuter". Il faut croire qu'il y avait dans ma protestation un accent de sincérité... 

J'ai souvent pris le train de Montparnasse à Meudon, voir une autre belle qui venait d'ailleurs. Elle se revendiquait Perse, pas du tout musulmane, de religion Zoroastrienne. L'Islam en Iran était pour elle un fâcheux accident, une défaite. Elle possédait une grande culture, savait tout de la musique et de la peinture, qu'elle pratiquait, avait un faible pour le Bordeaux (point commun que je partageais volontiers). J'ai vécu avec elle des moments d'érotisme inégalés. Elle me préparait des petits plats de chez elle puis, au milieu du repas, esquissait une danse orientale avant de servir la suite. Nous tombions la deuxième bouteille de Bordeaux. Et c'était le dessert. Alors elle mettait une musique douce, câline, et nous allions, dans cet espace si réduit, danser. Un à un nous enlevions nos vêtements, jusqu'à nous retrouver nus, dansant un slow inoubliable, inoublié, qui se finissait toujours à l'horizontale. Puis nous partions respirer dans les rues de Meudon : un détour par la petite chapelle orthodoxe, puis la côte qui monte à l'observatoire et son parc si romantique, avec sa vue de Paris, côte qui nique les jambes. La journée finissait. Bientôt elle me raccompagnerait à la gare RER.

Plus je la voyais plus j'étais amoureux. La passade devenait envahissante, obsédante. Je vivais un moment d'indécision, de flottement, de ces moments cruels qui nous laissent désemparés, hantent nos jours et nos nuits. 

Un jour Bany est partie.

Elle avait bénéficié d'une sorte de "regroupement familial", avait enfin décroché un visa, et s'envolait demain pour le Canada.

Cette nouvelle fut un déchirement et un soulagement pour moi : j'étais incapable d'aimer deux femmes en même temps, et il m'aurait fallu un jour décider. J'ai souvent laissé la vie décider pour moi, je le dois à ma nature contemplative et rêveuse. Et sans doute a-t-elle bien fait ce jour où je n'ai pas protesté. Je ne le saurai jamais.

Longtemps l’automne, la saison où je l'ai rencontrée, fut une saison où bien après  son départ, Bany venait me visiter en rêves, quand je croyais l'avoir oubliée. Me prenait alors une irrépressible envie de "monter" à Meudon, marcher seul le long des routes où nous allions auparavant. Jusqu'à ce qu'elle s'efface de ma mémoire. 

Ce qui se passe en Perse actuellement me ramène à son souvenir.


*Sauf Sandrine Rousseau bien entendu...

dimanche 25 septembre 2022

Sauvagerie ordinaire

 Ces images sont insoutenables, hideuses.

En les regardant, si vous en avez le courage, vous aurez comme moi une irrépressible envie de vomir.

Le jeune homme qui gît au sol, massacré, piétiné, sous les ricanements, peut-être déjà dans le coma, aurait pu être mon fils, le vôtre.

Et c'est cette barbarie que d'aucuns entendent répandre jusqu'aux coins encore paisibles de France, là où l'on ne voit jamais une patrouille de police ou de gendarmerie car c'est encore inutile, là où l'on s'absente de chez soi en laissant les portes grandes ouvertes car on a encore l'assurance que l'on ne risque rien.

Ceux qui nous proposent ça, du sommet de l'état à Perico Legasse, les amis du désastre comme le dit justement Renaud Camus, les saboteurs, comme je le dis plus simplement, sont soit des criminels ou des fous, peut-être les deux. L'idée n'en est pas moins odieuse. Un lopin de terre pour ces barbares ? Vraiment ? À part y faire pousser du chanvre qu'en feraient-ils ?

C'est de notre devoir urgent de s'opposer de toutes les façons possibles à cela, nous sommes ici chez nous et nos enfants ont droit à l'avenir et à la sécurité sur la terre de leurs pères.

 

 

La chanson du dimanche

 

"Je Suis Sous", Claude Nougaro, 1964 (votre serviteur avait trois ans) :

 

samedi 24 septembre 2022

mercredi 21 septembre 2022

Le droit de réponse de Perico Legasse

 


 

 Suite à son intervention sur un plateau télé, j'avais adressé par mail à M. Perico Legasse le lien VERS LE BILLET QUE JE LUI AVAIS CONSACRÉ.

Je reçois aujourd'hui la réponse qu'il a pris la peine de me faire et que voici :

 

Mes propos ont été très mal interprétés ou c’est moi qui n’ai pas été  clair. L’idée serait de proposer à des étrangers souhaitant s’intégrer en France, et à ceux là seulement,  la possibilité de s’installer dans des territoires ruraux qui se meurent afin d’y développer, en accord avec les habitants et les élus, une agriculture durable et rentable dans le cadre d’un vaste programme national de réhabilitation des campagnes abandonnées. Il ne s’agit pas de parachuter des migrants qui prendraient la place des Français, ce projet serait odieux, mais au contraire de redynamiser des secteurs de la « France périphérique » abandonnés. Si des gens veulent faire de la France leur nouvelle patrie en contribuant à la renaissance de campagnes frappées par l’exode ou le désespoir, pourquoi ne pas tenter l’expérience. Nos agriculteurs sont souvent les grands perdants, voire les victimes de la mondialisation sauvage, ce serait formidable d’inverser le processus de ce fléau pour leur venir en aide. Cueillettes et vendanges ne se font bien souvent que grâce à de la main d’œuvre étrangère. Si certains d’entre eux veulent pousser l’expérience plus loin, pourquoi ne pas leur ouvrir certaines portes. Je n’ai suggéré autre chose. Je côtoie en permanence, sur le terrain, la détresse de nos paysans accablés, loin de moi la volonté d’aggraver leur malheur, bien au contraire.

 

Dont acte, même si je ne peux m'empêcher de trouver la nuance pour le moins très subtile...

 


lundi 19 septembre 2022

Nuremberg ou la terre promise

 



Cette mise en garde permanente nous prépare une forme de vie politique que 

nous ne devons pas ignorer et que d'ailleurs trois ans d'expérience continentale ne nous 

permettent pas d'ignorer. La condamnation du parti national-socialiste va beaucoup plus 

loin qu'elle n'en a l'air. Elle atteint, en réalité, toutes les formes solides, toutes les formes 

géologiques de la vie politique. Toute nation, tout parti qui se souviennent du sol, de la 

tradition, du métier, de la race sont suspects. Quiconque se réclame du droit du premier 

occupant et atteste des choses aussi évidentes que la propriété de la cité offense une 

morale universelle qui nie le droit des peuples à rédiger leurs lois. Ce n'est pas les 

Allemands seulement, c'est nous tous qui sommes dépossédés. Nul n'a plus le droit de 

s'asseoir dans son champ et de dire : "Cette terre est à moi". Nul n'a plus le droit de se 

lever dans la cité et de dire : "Nous sommes les anciens, nous avons bâti les maisons de 

cette ville, que celui qui ne veut pas obéir aux lois sorte de chez moi". Il est écrit 

maintenant qu'un concile d'êtres impalpables a le pouvoir de connaître ce qui se passe 

dans nos maisons et dans nos villes. Crimes contre l’humanité : cette loi est bonne, 

celle-ci n'est pas bonne. La civilisation a un droit de veto. 

Nous vivions jusqu'ici dans un univers solide dont les générations avaient déposé 

l'une après l'autre les stratifications. Tout était clair : le père était le père, la loi était la loi, l'étranger était l'étranger. On avait le droit de dire que la loi était dure, mais elle était la 

loi. Aujourd'hui ces bases certaines de la vie politique sont frappées d'anathème. Car ces 

vérités constituent le programme d'un parti raciste condamné au tribunal de l'humanité. 

En échange, l'étranger nous recommande un univers selon ses rêves. Il n'y a plus de 

frontières, il n'y a plus de cités. D'un bout à l'autre du continent, les lois sont les mêmes, 

et aussi les passeports, et aussi les juges, et aussi les monnaies. Une seule police et un 

seul cerveau : le sénateur du Milwaukee inspecte et décide. Moyennant quoi, le 

commerce est libre, enfin le commerce est libre. Nous plantons des carottes qui par 

hasard ne se vendent jamais bien et nous achetons des machines à biner qui se trouvent 

toujours coûter très cher. Et nous sommes libres de protester, libres, infiniment 

libres, d'écrire de voter, de parler en public, pourvu que nous ne prenions jamais des 

mesures qui puissent changer tout cela. Nous sommes libres de nous agiter et de nous 

battre dans un univers d'ouate. On ne sait pas très bien où finit notre liberté, où finit 

notre nationalité, on ne sait pas très bien où finit ce qui est permis. C'est un univers 

élastique. On ne sait plus où l'on pose ses pieds, on ne sait même plus si l'on a des pieds, 

on se trouve tout léger, comme si l'on avait perdu son corps. Mais pour ceux qui 

consentent à cette simple ablation que d'infinies récompenses, quelle multitude de 

pourboires ! Cet univers qu'on fait briller à nos yeux est pareil à quelque palais 

d'Atlantide. Il y a partout des verroteries, des colonnes de faux marbre, des inscriptions, 

des fruits magiques. En entrant dans ce palais vous abdiquez votre pouvoir, en échange 

vous avez le droit de toucher les pommes d'or et de lire les inscriptions. Vous n'êtes plus 

rien, vous ne sentez plus le poids de votre corps, vous avez cessé d'être un homme : 

vous êtes un fidèle de la religion de l'Humanité. Au fond du sanctuaire est assis un 

dieu nègre. Vous avez tous les droits sauf de dire du mal du dieu. 

[...] 

Ils ont les mêmes droits que toi et tu leur feras place à ta table et ils 

entreront au conseil où ils t'apprendront ce que dit la conscience universelle que tu 

n'entends pas encore aussi bien qu'il faudrait. Et leurs fils seront des messieurs et ils 

seront établis juges sur tes fils, ils gouverneront ta ville et ils achèteront ton champ, car la 

conscience universelle leur donne expressément tous ces droits. Quant à toi, paysan, si 

tu fait des conciliabules avec tes camarades et si tu regrettes le temps où l'on ne voyait 

que des garçons du canton à la fête de la ville, sache que tu parles contre la conscience 

universelle et que la loi ne te protège pas contre cela." 

Car telle est, en vérité, la condition de l'homme après la déposition des patries. On 

soutient par pression les régimes qui ouvrent largement la cité à l'étranger. On exige que 

ces étrangers reçoivent les mêmes droits que les habitants du pays et on condamne 

solennellement toute tentative de discrimination. Puis on ne reconnaît pour régulière 

qu'une manière d'opiner purement numérique. Avec ce système, quelle cité ne sera pas, 

en un temps donné, soumise par une conquête pacifique, submergée par une occupation 

sans uniforme et offerte finalement au règne de l’étranger ?

Maurice Bardèche 

"Nuremberg ou la terre promise" 

1948

Non franchement faut l'avoir lu... 




dimanche 18 septembre 2022

Message de service


Devant l'incompréhension générale, l'envie de retirer ce billet me taraude...
II y a décidément trop de sujets sensibles, trop de livres définitivement proscrits, maudits pour l'éternité.
Pourtant, je reste convaincu que celui dont il est question dans ce billet a un intérêt historique.


C'est fait... 

samedi 17 septembre 2022

PERICO LEGASSE

 


 

Le martyr de notre pays n'en finira donc jamais...

J'avais beaucoup d'estime pour cet homme, son engagement pour la ruralité, la défense des terroirs et leurs produits de qualité.

Mais ça c'était avant. Avant cette prise de parole qui m'a laissé incrédule, désabusé ; révolté :



Ainsi donc après le massacre, commencé avec Jacques Chirac, de notre paysannerie, le remembrement, les faillites des petites exploitations, les pendaisons par centaines de nos agriculteurs, il conviendrait d'allouer aujourd'hui à des migrants "un petit lopin de terre" avec, cerise sur le gâteau, "un accompagnement social" dont nos paysans, avant la corde, n'ont jamais bénéficié, et ce pour revivifier nos campagnes...

Mais qu'avons-nous fait grands dieux pour mériter tels châtiments, tels acharnements !!!???

Oui, c'est bien la folie qui gouverne notre pays, et nous n'en voyons pas la fin. La France est son terrain de jeu où elle se livre débridée aux plus hasardeuses des expérimentations.

Merde !

Chanson pour Callac

 

 

mardi 13 septembre 2022

Bouffer de la reine


 


Je ne voudrais pas commettre un crime de lèse-majesté, mais franchement la mort d'Elisabeth II je m'en fous royalement.

Je ne comprendrai jamais ceux qui se passionnent pour ce genre d'événement : " l'avion vient de décoller d'Édimbourg et monte vers les cieux qu'elle rejoindra bientôt" ; elle est passée par ici et repassera par là ; le cortège avance doucement en respectant scrupuleusement la signalisation ; il est attendu ici d'ici quinze à vingt minutes, selon la circulation. Spectacle nul, archi-nul. Je ne suis pas loin de rejoindre le camarade Mélenchon : bouffer de la reine pendant dix jours c'est indigeste. Plus indigeste encore est ce vain peuple larmoyant, agglutiné sur le parcours, attendri, attristé, quand la plupart du temps il regarde crever son voisin sans aucune compassion. Cette passion pour le sort des puissants est à gerber. Il me détecte, me dégoûte ce peuple. J'ai envie... j'ai envie de lui pisser à la raie, il ne mérite pas mieux.

En attendant, royauté ou pas, l'Angleterre ne ressemble plus à rien. L'Angleterre s'effondre sous le poids de son multiculturalisme choisi. Il n'y a plus que Paris-Match pour feindre de croire que les royautés représentent quelque chose... 

Et les fastes de ces jours-ci n'y changeront rien.

Great Britain no for example 

dimanche 11 septembre 2022

La France est un chef-d'œuvre



J'ai quitté il y a quelques jours mon bas-Vivarais adoré. J'en ai d'ailleurs fait un cliché sous le présent billet. Ce bas-Vivarais est un exemple d'harmonie entre l'homme, son habitat et la nature, même si, pour satisfaire aux lois scélérates dites SRU, on a tendance à y construire de plus en plus de l'habitat bas de gamme en périphérie de ses villages historiques.

Là, je fais escale dans la maison de fiston à une poignée de kilomètres de Vézelay, au pied du Morvan. Et c'est encore un enchantement. Très différent bien sûr des collines riantes de l'Ardèche provençale. C'est, ici, un paysage de bocages, de vallons et de bois, où alternent de magnifiques demeures et de pauvres masures. C'est la Bourgogne à la fois riche et pauvre, pas celle des grands vins, non, celle un peu abandonnée. Elle est surtout riche de son bâti, de ses paysages à peine entachés par quelques bâtiments agricoles démesurément grands, bâtiments qui ont sacrifié la beauté à la modernité fonctionnelle, à la rentabilité, conditions pour la survie d'une activité qui n'a plus grand chose à voir avec l'ancienne paysannerie.

L'autre bâti, avec un point d'orgue en majesté, Vézelay, ce sont les édifices religieux. La région en est foisonnante. Pour arriver ici je suis passé par un petit village absolument charmant qui a pour nom Saint-Père, où l'on trouve une église remarquable, qui semble fragile de prime abord, si gracile sur ses colonnades que l'on se demande comment elle fait pour tenir sur de si frêles jambes. En fait c'est surtout son porche qui renvoie cette impression là, pour le reste elle a l'air bien solide. Elle a été sauvée par Viollet-le-Duc et vous trouverez ICI son histoire.

Dans le village de fiston, j'ai rencontré cet après-midi deux personnes. Un vieux monsieur tout d'abord, alors que j'étais entré dans le cimetière, qui semble l'accès unique et naturel à l'entrée de l'église. Dans le genre "homme souviens toi que tu es poussière et que tu retourneras poussière" c'est assez efficace comme message sur le paroissien... Sur la porte de l'église, qui était fermée, était punaisée une affiche. On pouvait y lire les avis de passages du curé, les dates et horaires des différentes messes qu'il y donnerait, parcimonieuses et très étalées dans le temps les messes : ça courait sur toute la saison de l'automne. J'ai refermé la porte du cimetière qui, pour respecter ce que l'on sait des portes de cimetières, a grincé sur ses gonds.

Il était là devant moi. Il m'a fait un salut militaire que je lui ai rendu ponctué d'un "repos !" final pour lui démontrer que moi aussi je savais m'amuser. "Ça va ?" qu'il m'a fait. "Bien, merci, lui ai-je répondu, je voulais visiter l'église mais elle est fermée. Je vais voir s'il y a une autre entrée de l'autre côté". Mon Dieu qu'il était vieux... Quel âge pouvait-il avoir ? Et sec avec ça. Des yeux bleus très pâles dont je sentais bien qu'ils me sondaient. Peut-être pensait-il que j'étais un pilleur de sépultures... il m'a suivi alors que je contournais le bâtiment. Mais il n'y avait pas d'autre entrée. Alors j'ai contemplé la vue que l'on avait d'ici.

- qu'est-ce que tu fais ?

Décidément il ne me lâchait plus et me tutoyait déjà...

- je mate le paysage.

- hein...?

- j'embrasse le paysage.

- quoi ?

- je regarde le paysage !...

- ah... le matin on peut voir des chevreuils là-bas.

- et des sangliers ? 

- ah non, pas de sangliers, ils sont partis loin dans les forêts, ils connaissent la date de l'ouverture de la chasse...

- ah bon ? Et les chevreuils, il ne la connaissent pas la date d'ouverture de la chasse ? Personne ne les a prévenus les chevreuils ? Et ce chemin il va où ?

- il va à l'hôpital. On peut y aller par la route, mais c'est plus court par le chemin.

Et il me désignait du bout de son bâton la direction de l'hôpital, mais moi, à l'infini, je ne voyais que des bois. C'était une situation assez particulière. On aurait dit un dialogue de Giono nous deux, du Giono dans le Morvan en somme. On sentait bien que lui, s'il se résignait un de ces quatre d'aller y finir ses jours dans cet hôpital, ce serait par le chemin qu'il s'y rendrait. Un jour il claquerait la porte en disant "allez zou ! C'est aujourd'hui qu'on y va !" Mais il avait encore du temps : il ne devait avoir que cent-dix ans à tout casser...

L'autre personne que je croisais, était une femme un peu moins âgée, même si ses cheveux grisonnaient allègrement. Dans ce village, qui n'est pourtant pas si grand, mais qui a une tendance à l'étalement, je m'étais égaré. Je ne retrouvais plus la maison de fiston. Elle était là s'occupant des fleurs qui ornent son muret. Alors je lui donnais comme indication géographique le monument aux morts qui est proche de la maison. Elle me confirma que je m'engageais dans la mauvaise direction et m'indiqua le bon chemin. De fil en aiguille nous commençâmes une petite conversation. Selon elle la vie avait bien changé ici depuis trente ou quarante ans. Les gens qui s'en allaient, soit pour la ville soit pour le cimetière, n'étaient guère remplacés. Elle parlait très bien cette dame on sentait une excellente éducation et même que de l'éducation elle en avait peut-être fait son métier. Elle avait un temps envisagé, la retraite venue, de déménager vers des cieux plus cléments. Mais, avec tout ce que l'on savait désormais sur les bouleversements climatiques, est-ce que ça en valait vraiment la peine ? Ailleurs était-il mieux qu'ici ? Elle n'en était plus si sûre. Elle me posait la question et je n'avais pas la réponse.

Je la remerciais et finis par retrouver la maison de fiston.





jeudi 8 septembre 2022

L'au revoir à "S"



J'ai un rapport ambigu avec "S".

Après un long séjour me vient l'envie de la fuir. Les trop courts passages d'amis, ceux, quotidiens, de la chienne chapardeuse de la voisine, ne suffisent plus : il faut que je parte.

Alors dès le matin du jour choisi, je referme les volets : fuyant ma solitude je la referme sur la sienne. Et déjà un sentiment de tristesse m'envahit. J'ai l'impression d'abandonner une vieille maîtresse qui m'a donné sans compter tant de bonheurs, de la trahir. Alors je caresse une dernière fois ses vieilles pierres, lui dis, d'une voix qui s'étrangle, "t'inquiète pas ma belle, je reviendrai. Cet automne ou au printemps prochain, qui sait...tiens bon !"

Et je m'enfuis sans me retourner, les yeux humides. 


mercredi 7 septembre 2022

Cumulonimbus, bis repetita


J'espère que cette fois-ci ils vont faire un effort, car hier soir c'était un peu mesquin... 




mardi 6 septembre 2022

Cumulonimbus


Viens, viens...! C'est une prière, viens ! N'aie pas peur ! Je n'ai pas peur ! Je t'attends et je t'espère !



lundi 5 septembre 2022

Légion étrangère de la nuit



Après "Guerre", qui ressemble à l'introduction au "Voyage", j'ai eu envie de relire ce dernier. Je l'ai déjà dit, je n'ai pas tout lu de Céline. Ce n'est pas faute d'avoir essayé... Mais son "voyage" je l'avais déjà lu, et je le relis en ce moment avec un même plaisir. Si l'on doit lire quelque-chose de Céline, incontestablement, c'est celui-ci. Ceux qui décrivent Céline comme le dernier des salauds, feraient bien de  parcourir ces pages fondamentales. Ils y découvriront (mais ils le savent déjà ces hypocrites) un humaniste, un homme traumatisé par la guerre, un pacifiste, un homme déçu de l'humanité, la sienne prioritairement. 

Céline n'est pas responsable de ses excès littéraires, qui lui vaudront opprobes et condamnations : ils lui viennent d'ailleurs, d'autres, pas de lui ; il n'est pas la source mais le réceptacle de son temps. 

Comme nous autres finalement... 

Je, nous, vous, pourrions être Céline, cet homme révolté par son époque. 

Un passage au hasard :

Avec eux on allait loin. Bien plus loin encore que les usines, vers les lotissements imprécis, les ruelles aux maisons indistinctes. Sur le pavé gluant des petites pluies d'aurore le jour venait reluire en bleu. Mes compagnons du tram disparaissaient en même temps que leurs ombres. Ils fermaient leurs yeux sur le jour. Pour les faire parler ces ombreux on avait du mal. Trop de fatigue. Ils ne se plaignaient pas, non, c'est eux qui nettoyaient pendant la nuit les bqoutiques et encore des boutiques et les bureaux de toute la ville, après la fermeture. Ils semblaient moins inquiets que nous autres, gens de la journée. Peut-être parce qu'ils étaient parvenus, eux, tout en bas des gens et des choses.

Une de ces nuits là, comme j'avais pris un autre tramway encore et que c'était le terminus et qu'on descendait prudemment, il m'a semblé qu'on m'appelait par mon nom "Ferdinand ! Eh Ferdinand !" Ça faisait comme un scandale forcément dans cette pénombre. J'aimais pas ça. Au-dessus des toits, le ciel revenait déjà par petits paquets bien froids, découpés par les gouttières. Sûr qu'on m'appelait. En me retournant, je l'ai reconnu tout de suite Léon. En chuchotant il m'a retrouvé et on s'est alors expliqués tous les deux.

Lui aussi il revenait de nettoyer un bureau avec les autres . C'est tout ce qu'il avait trouvé comme combine. Il marchait bien pondérément, avec un peu de véritable majesté, comme s'il venait d'accomplir des choses dangereuses et pour ainsi dire sacrées dans la ville. C'est le genre qu'ils prenaient d'ailleurs tous ces nettoyeurs de nuit, je l'avais déjà remarqué. Dans la fatigue et la solitude le divin ça sort des hommes. Il en avait plein les yeux lui aussi quand il les ouvrait bien plus grands que les yeux d'habitude, dans la pénombre bleuie où nous étions . Il avait déjà nettoyé lui aussi des étendues de lavabos à ne plus finir et fait reluire des vraies montagnes d'étages et des étages de silence.

Il a ajouté : "je t'ai reconnu tout de suite Ferdinand ! À la manière que t'es monté dans le tramway... figure-toi, rien qu'à ta manière dont t'étais triste quand t'as trouvé qu'il n'y avait pas une femme. C'est-y pas vrai ? C'est-y pas ton genre ?" C'était vrai que c'était mon genre. Décidément j'avais une âme débraillée comme une braguette . Rien donc pour m'étonner dans cette juste observation. Mais ce qui m'a plutôt surpris c'est que lui non plus il aye pas réussi en Amérique. C'était pas du tout ce que j'avais prévu .

Je lui ai parlé à lui du coup de la galère à San Tapeta. Mais il comprenait pas ce que ça voulait dire. "Tu as la fièvre !" qu'il m'a répondu simplement. Lui c'était par un cargo qu'il était arrivé. Il aurait bien essayé de se placer chez Ford mais ses papiers vraiment trop faux pour oser les montrer l'arrêtaient. "C'est juste bon à avoir dans sa poche" qu'il remarquait. Pour les équipes du nettoyage on était pas difficile sur l'état civil. On payait pas beaucoup non plus, mais on passait la main. C'était une espèce de Légion étrangère de la nuit.

"Et toi qu'est-ce que tu fais ? qu'il m'a demandé alors. T'es donc toujours cinglé ? T'en as pas encore assez des trucs et des machins ? T'en veux donc encore des voyages ?

- j'veux rentrer en France que je lui dis, j'en ai assez vu comme ça, t'as raison, ça va... 

- tu fais mieux qu'il m'a répondu parce que pour nous les pommes sont cuites... on a vieilli sans s'en apercevoir, je sais ce que c'est... Je voudrais bien rentrer aussi moi, mais c'est toujours les papiers... J'attendrai encore un peu pour m'en procurer des bons... On peut pas dire que c'est mauvais le boulot qu'on fait. Y a pire. Mais j'apprends pas l' anglais... Depuis trente ans dans le nettoyage y en a dans le même truc qui n'ont appris en tout que "Exit" à cause que c'est sur les portes qu'on astique, et puis "Lavatory". Tu comprends ? "


Louis-Ferdinand Céline, " Voyage au Bout de la Nuit"

Maraboutés



Amis Greneblois, Nantais, mais aussi Bordelais, je crois que vous avez élu des fous. Des fous qui encouragent la délinquance dans vos villes, l'importe sans vergogne. 

Désormais, telles les antiques civilisations, ils vous en demandent plus, ils veulent vous voir renouer avec les sacrifices humains, ceux de vos enfants. À petit feu certes, doucement, à coups de dénutrition, de carences alimentaires, ils vous demandent d'accepter le rachitisme, le mal développement de vos progénitures, de les offrir le cœur vaillant à la déesse "écologie". C'est vrai que les vaches ça pète (depuis la nuit des temps d'ailleurs, et comme vos enfants...) et que la barbaque, au four ou au charbon de bois, c'est mal.

Et pourtant la France ne représente, malgré ses vaches (et ses écoliers pèteurs), que moins de 1% des gaz à effet de serre... 

Est-ce ainsi que vous comptez sauver la planète ?

Noël approche.

Quand vous irez acheter la merde en plastoc pour vos enfants chéris, chétifs et dénutris, demandez-vous une seconde comment elle est arrivée à deux rues de chez vous.

Chers amis Greneblois, Nantais etc..., vous avez élu des fous, sans doute parce que vous-mêmes êtes des fous, maraboutés comme un joueur de football de l'équipe de France, ni plus ni moins.