mardi 17 mai 2022

Mon frérot *




Pauvre Idrissa Gana Gueye...

Déjà on lui demandait, selon les matchs, de faire un peu de pub pour la Matmut, Esso ou SFR, Nike évidemment...

Mais là ça va trop loin : d'un seul coup on lui demande d'arborer un brassard ukrainien à son bras, mais aussi, n'en jetez plus, son numéro sur le terrain aux couleurs LGBT, et plus.

Ça va trop loin, beaucoup trop loin.

Moi j'aurais réagi comme lui, j'aurais invoqué des crampes, une gastro, je serais resté sur le banc de touche en attendant que ça passe.

Il voulait quoi Idrissa ? 

Ne pas être récupéré par des valeurs nauséabondes, rester fidèle à ses convictions. Taper dans le ballon sans être rattrapé sur sa gauche par la folie du monde, faire une passe décisive éventuellement... 

Idrissa tu es un bel exemple, par ton geste, de l'insoumission à laquelle par paresse ou par peur du jugement, nous renonçons, avec tant de légèreté ou de trouille. 

Merci à toi mon frérot, tu es un homme, les autres sont des esclaves. 

* Modification de titre pour cause de risque d'incompréhension du second degré. 


mardi 10 mai 2022

Bizarreries russes


Les Russes sont étonnants. Nous leur devons, quoi qu'on en dise, la victoire sur le nazisme. Avec la chienne Laïka ils furent les premiers à envoyer en orbite un être vivant. L'ancêtre de l'actuelle Station Spatiale Internationale est la station Mir, russe elle aussi.

Pourtant, au 21e siècle, sur le plancher des vaches, ils semblent combattre avec de vieilles pétoires du début du 20e, un arsenal dérisoire et dépassé, vulnérable au moindre drone commandé par un geek boutonneux. 

Qu'est donc devenue l'intelligence russe ? Où est passé son savoir-faire ? 

C'est la question que l'on peut se poser quand on suit les échos de cette guerre sur les chaînes d'informations... 


mardi 3 mai 2022

Les chœurs de l'Armée rouge

 Moi, ce qui me ferait chier, c'est que les chœurs de l'Armée Rouge deviennent prochainement les Petits Chanteurs à la Croix de Bois...

On y perdrait beaucoup je trouve... 

lundi 2 mai 2022

Savate nocturne



Cette nuit je me suis battu. 

Comme un mauvais garçon j'ai joué du poing d'la tête et du chausson. 

Voilà comment ça s'est passé :

Je marchais sur une petite route départementale, presque un chemin vicinal, nous étions à la fin de l'été, en tout cas les moissons étaient faites ; le ciel était mauve-orangé. Du village où je me rendais montaient les "boum-boum" d'une fête. C'était une campagne comme on en voit dans le Pithiverais, morne et plane, j'avais une pizza encore chaude dans son étui de carton à la main. Soudain, deux ou trois jeunes en VTT ont surgi de ma gauche, venant d'un champ de chaumes, coupant la route pour en rejoindre un autre. Dans un premier temps ils ont eu l'air de m'ignorer. Puis l'un d'eux a fait demi-tour pour arriver à ma hauteur, tandis que les autres restaient en retrait, observant la scène.

- donne la pizza ! m'a-t-il lancé.

Comme je ne répondais pas, il a posé son vélo sur le bas-côté et s'est approché de moi.

- donne, donne j'te dis !

Ooooh lui cherchait l'embrouille, on allait pas tarder à se connaître, l'un de nous deux allait moucher rouge dans pas longtemps, c'était couru...

Comme il devenait vraiment menaçant, mon pied gauche a fendu l'air. Et vlan ! dans le menton du petit merdeux ! Aïe aïe aïe ! ai-je hurlé quand mon pied rencontra l'angle acéré de ma table basse. J'ai juré "nom de Dieu de nom de Dieu !", le réveil était brutal et douloureux. Clopin-clopant j'ai pris la direction de la salle de bain, laissant sur mon chemin des gouttes de sang sur le parquet. Dans la baignoire j'ai arrosé ma blessure d'une solution aqueuse et désinfectante. Mon raisiné au fond s'écoulait sur l'émail en un filet rosâtre continu. Puis ça s'est calmé un peu. Nulle part je n'ai trouvé le moindre bout de sparadrap pour colmater la plaie. Alors j'ai pris un tampon de démaquillage dans le sachet que ma belle accroche à côté du miroir, puis l'ai fixé vaille que vaille avec un peu de scotch.

Je me demande si je vais passer à côté d'une petite cure préventive d'antibios... Ne riez pas ! J'ai connu un type comme ça, dans les 45-50 balais, une armoire à glace, qui s'était fait une blessure assez semblable à la mienne, je ne sais plus comment. Il a été emporté par la gangrène en quelques semaines...

On ne devrait pas jouer de la savate la nuit... 

vendredi 29 avril 2022

Note de service


Je viens de rajouter dans ma blogoliste un nouveau site : "les Envahis". 

J'aurais dû le faire depuis longtemps...

Bonne lecture ! 

mercredi 27 avril 2022

Les squatteurs


Il faut comprendre pourquoi les squatteurs d'en bas ne seront jamais inquiétés : ils sont protégés par les squatteurs d'en haut.